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Scène IX ·

Ruptures entrepôt : 11 produits sur 100 ne m'arrivent jamais, et le client va ailleurs

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Dix ans de factures relues ligne par ligne, ce que fait le client devant un rayon vide, ce que les distributeurs exigent de leurs fournisseurs, ce que disent la justice, le Parlement et la loi, ce que publient les enseignes, et l'estimation du chiffre d'affaires perdu.

Le post, en entier

11 produits sur 100 ne m’arrivent jamais. Et quand le produit manque, le client va le chercher ailleurs.

Sur 100 références que je commande à mon entrepôt, 11 ne sont pas livrées.

Ce n’est pas une impression. Ce sont mes factures, relues ligne par ligne : 794 158 lignes commandées en dix ans, dont 80 970 jamais arrivées.

2022 : 14,8 %, soit une ligne sur sept.
Avril 2020 : 26,7 %, soit une sur quatre.
2026, de janvier à août : 10,9 %, après 8,6 % en 2024 et 9,6 % en 2025. Le taux remonte.

Le motif imprimé sur la facture ? « Manquant entrepôt », dans 68 % des cas. Du stock qui n’est pas là.

Un manquant, ce n’est pas qu’une ligne sur une facture. Trop souvent, c’est un rayon vide devant un client.

Et le client n’attend pas.

En France, quand les ruptures se répètent, 40 % des clients vont chercher le produit dans un autre magasin. 73 % envisagent d’aller dans d’autres magasins que les leurs.
À la troisième rupture, 7 clients sur 10 ne prennent plus de produit de remplacement : ils renoncent ou vont ailleurs.
Dans les magasins de proximité, une étude a mesuré qu’il suffit en moyenne de 2,4 ruptures sur un produit qu’il venait acheter pour qu’un client change de magasin pour de bon.

« Un magasin qui déçoit sans cesse ses clients les perdra au profit de magasins qui les satisfont mieux. » C’est la conclusion de l’étude mondiale de référence sur les ruptures, en 2002.

Maintenant, regardez l’autre sens.

Quand c’est le fournisseur qui livre l’entrepôt, le distributeur exige 98,5 % de taux de service, 99 % sur le frais et 100 % sur les promotions. Ces chiffres viennent des industriels et ont été portés à l’Assemblée nationale en 2021. En dessous, le fournisseur paie des pénalités.

Dès 2017, la cour d’appel de Paris estimait qu’un taux de 97 % « ne prend pas sérieusement en compte la complexité de la chaîne d’approvisionnement ». En 2019, une commission d’enquête de l’Assemblée proposait d’en faire un plafond.

1,5 manquant toléré d’un côté. 11 subis de l’autre.

Quand le fournisseur rate une livraison, il paie.
Quand l’entrepôt me rate une livraison, c’est moi qui paie, deux fois : la vente perdue aujourd’hui, le client perdu demain.

La vente perdue, je peux l’estimer. Servi à 97 %, j’aurais pu vendre jusqu’à 485 000 € de plus en dix ans. À environ 22 % de marge, jusqu’à 107 000 € perdus, sur les seuls achats Carrefour.

Le client perdu, lui, n’apparaît sur aucune facture. Il n’est dans aucun de ces calculs.

Ce taux de service, aucune enseigne ne le publie. Ni Intermarché, ni Système U, ni Auchan, ni Leclerc. Seul Casino le fait : plus de 96 % vers ses magasins fin 2025, mesuré en chiffre d’affaires.

Mon entrepôt ne publie rien. Alors je publie pour lui : 89 %.

Mes clients ne lisent pas mes factures. Ils voient un rayon vide, et ils vont chez le voisin.

Normal pour qui ?

#commerce #proximité #grandedistribution

Ce que dit le post

Les factures : sur 2016-2025, 80 970 des 794 158 lignes commandées à l'entrepôt n'ont jamais été livrées, avec 14,8 % en 2022, 26,7 % en avril 2020 et 10,9 % de janvier à août 2026 ; le motif imprimé est « manquant entrepôt » dans 68 % des cas 1.

Ce que fait le client : en France, quand les ruptures se répètent, 40 % des clients vont chercher le produit dans un autre magasin, et 73 % envisagent d'aller dans d'autres magasins que les leurs 2. À la troisième rupture, 7 clients sur 10 ne prennent plus de produit de remplacement 3 15. En magasin de proximité, un client change de magasin pour de bon après 2,4 ruptures en moyenne sur un produit qu'il venait acheter 4. La conclusion citée est celle de l'étude mondiale de 2002 3.

Ce qu'on exige des fournisseurs : 98,5 % de taux de service, 99 % sur le frais, 100 % sur les promotions, chiffres d'origine industrielle portés à l'Assemblée en 2021 7 8. La cour d'appel de Paris a jugé un taux de 97 % trop exigeant en 2017 9 ; la commission d'enquête de l'Assemblée a proposé d'en faire un plafond en 2019 10.

Ce que publient les enseignes : aucune ne publie ce taux, sauf Casino, plus de 96 % fin 2025, mesuré en chiffre d'affaires 12.

La vente perdue : quand un article manque, le magasin perd 30 à 40 % des ventes correspondantes 3 13 14 15, d'où l'estimation du chiffre d'affaires perdu (voir plus bas) 1. Cette estimation ne compte pas les clients perdus pour de bon.

La vidéo du post

Les chiffres du magasin

1

Chiffre · Factures entrepôt du magasin, analyse de l'auteur du 16 septembre 2026 · 16 septembre 2026

10,2%

Lignes commandées à l'entrepôt et jamais livrées, 2016-2025 (80 970 sur 794 158)

Année Lignes non livrées
2016 7,5 %
2017 7,1 %
2018 8,8 %
2019 8,0 %
2020 13,5 %
2021 7,2 %
2022 14,8 %
2023 13,8 %
2024 8,6 %
2025 9,6 %
2026 (janvier à août) 10,9 %

Une ligne de facture à quantité zéro compte comme commandée et non livrée, rattachée à son mois de réception. Le taux se compte en lignes, pas en unités. Le motif « manquant entrepôt » concerne 68,4 % des lignes qui portent un motif (environ 61 % des lignes non livrées en portent un). Les calculs sont faits par script et sont reproductibles : les relancer sur les mêmes factures redonne les mêmes chiffres.

Ce que fait le client quand le produit manque

2

Article · OpinionWay pour SES-imagotag (aujourd'hui Vusion) · 2023-03

Les Français et la rupture de produits en rayons

Sondage en ligne auprès de 1 063 personnes représentatives des Français de 18 ans et plus, les 15 et 16 février 2023. À la question « quelles sont vos principales réactions si ces ruptures de stock se répètent ? », posée aux 91 % qui en ont constaté au moins une : 40 % « recherchent le produit dans un autre magasin », 5 % « ne retournent plus dans ce magasin ». Pour y faire face, 73 % envisagent de « s'approvisionner dans d'autres magasins que ceux où [ils ont] l'habitude d'aller ». 52 % estiment qu'une rupture « donne une mauvaise image de ce magasin ». Sondage déclaratif. Le document a été retiré du site de l'éditeur : le lien mène à sa copie sur Internet Archive. Reprise de presse : Réussir / Les Marchés, « Les ruptures en rayon irritent les consommateurs », 27 mars 2023 (https://www.reussir.fr/lesmarches/les-ruptures-en-rayon-irritent-les-consommateurs).

web.archive.org ↗

3

Article · Thomas W. Gruen, Daniel S. Corsten, Sundar Bharadwaj, pour GMA, FMI et CIES · 2002

Retail Out-of-Stocks: A Worldwide Examination of Extent, Causes and Consumer Responses

L'étude mondiale de référence (71 000 consommateurs, 29 pays). Face à une rupture : 31 % achètent l'article dans un autre magasin (27 % en Europe), 9 % n'achètent pas, 15 % reportent, 26 % prennent une autre marque, 19 % la même marque ; le magasin perd environ 40 % des ventes de l'article (p. viii). Ruptures répétées (exhibit 22, d'après une étude privée) : 30 % des clients ne prennent pas de produit de remplacement la 1re fois, 50 % la 2e, 70 % la 3e (p. 30-31). Les auteurs concluent : « A store that continually disappoints its customers will lose those customers to stores that provide more satisfying experiences » (p. 30). Taux de rupture moyen en rayon : 8,3 % ; 28 % des ruptures viennent de l'amont, dont 10 % de l'entrepôt.

supplychain247.com ↗

4

Extrait

When a consumer faces an OOS in a planned purchase category, the shopper will permanently switch stores after an average 2.4 such experiences.

Traduction : quand un client trouve en rupture un produit qu'il avait prévu d'acheter, il change de magasin pour de bon après 2,4 expériences de ce type en moyenne. L'étude NACS elle-même n'a pas été retrouvée : le chiffre est cité d'après le rapport de 2002. Elle porte sur des magasins de proximité américains.

— National Association of Convenience Stores (NACS, association américaine des magasins de proximité) · Étude de 1999, citée par Gruen, Corsten et Bharadwaj (2002), p. 30 · 1999

5

Article · Eric T. Anderson, Gavan J. Fitzsimons, Duncan Simester, Management Science, vol. 52, n° 11 · 2006-11

Measuring and Mitigating the Costs of Stockouts

Expérience sur 22 921 clients d'un vendeur par catalogue américain, suivis 13 mois après. Quand tous les articles commandés étaient en rupture, la demande des mois suivants était environ 22 % plus basse (p. 1758), et l'effet « persisted throughout the posttreatment period ». C'est la mesure publiée la plus solide de l'effet d'une rupture sur les achats futurs ; le terrain n'est pas un supermarché.

kellogg.northwestern.edu ↗

6

Article · DHL Supply Chain et Retail Economics (Royaume-Uni) · 2026-03

The Availability Effect: Why trust, margin and loyalty start at the shelf edge

Relevés dans plus de 100 magasins britanniques et sondage de 2 000 foyers. Les magasins de proximité font environ un cinquième des ventes alimentaires, mais près de la moitié des ventes déplacées par les ruptures ; leur disponibilité en rayon tourne autour de 80 à 85 %, contre plus de 90 % en supermarché. Le rapport complet est derrière un formulaire : ces chiffres sont lus sur la page de l'éditeur.

retaileconomics.co.uk ↗

Ce qu'on exige des fournisseurs

7

Article · Assemblée nationale, M. Benoit et al. (UDI), amendement rejeté · 21 juin 2021

Amendement n° 316 au projet de loi n° 4266 (protéger la rémunération des agriculteurs)

Amendement « travaillé avec les industriels ». Il chiffre les taux imposés par les distributeurs « en moyenne autour de 98,5 % pour la majeure partie des produits (ce taux pouvant monter à 99 % pour les produits frais, voire 100 % pour les produits en promotion) ». Il cite aussi l'arrêt de 2017. Chiffre d'origine industrielle, sans étude citée.

assemblee-nationale.fr ↗

8

Article · Assemblée nationale (commission des affaires économiques) ; Sénat, rapport d'Anne-Catherine Loisier · 8 février 2023

Proposition de loi Descrozaille : amendement CE45 et rapport n° 326 du Sénat

La commission de l'Assemblée a voté un seuil de taux de service à 98,5 % et 99 % (amendement CE45, 7 janvier 2023, https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/amendements/0575/CION-ECO/CE45.pdf). Le Sénat l'a supprimé, au motif que « la loi ne saurait fixer un taux de service uniforme » (rapport, p. 62). Le rapport mentionne aussi un amendement proposant « l'expérimentation d'un taux de service fixé à 97 % » (p. 109).

senat.fr ↗

Ce qu'en disent la justice, le Parlement et la loi

9

Extrait

[Un taux de service de 97 %] ne prend pas sérieusement en compte la complexité de la chaîne d'approvisionnement.

La clause est jugée créatrice d'un déséquilibre significatif ; la cour relève que Bricorama « ne démontre pas que ce taux soit un taux standard à la profession ». L'affaire concerne le bricolage, pas l'alimentaire. Le contrat évaluait le préjudice d'une livraison incomplète à 25 % de la valeur d'achat non livrée.

— Cour d'appel de Paris, pôle 5 chambre 4 · Arrêt du 19 avril 2017, RG n° 15/24221 (SA Bricorama et SAS Bricorama France contre Société de Fonderie du Centre et Ministre de l'économie), texte intégral reproduit par Cerclab, document n° 6821 · 19 avril 2017

10

Article · Assemblée nationale, rapporteur Grégory Besson-Moreau · 25 septembre 2019

Rapport n° 2268 de la commission d'enquête sur la situation et les pratiques de la grande distribution, tome I

Le rapport constate que « certains distributeurs fixent dans les conditions générales d'achat des taux de service de 100 % » (p. 103). Sa proposition n° 26 plafonne le taux de service exigible à 97 %.

assemblee-nationale.fr ↗

11

Article · Légifrance, modifié par la loi n° 2023-221 du 30 mars 2023 (articles 12 et 13), en vigueur depuis le 1er avril 2023 · 1er avril 2023

Code de commerce, article L441-17

Les pénalités logistiques sont plafonnées à « 2 % de la valeur des produits commandés relevant de la catégorie de produits » concernée, et une « marge d'erreur suffisante » est obligatoire. La loi ne fixe aucun taux de service.

legifrance.gouv.fr ↗

Ce que publient les enseignes

12

Chiffre · Groupe Casino, chiffre d'affaires du 4e trimestre et de l'année 2025 · 26 février 2026

>96%

« Amélioration du taux de service à plus de 96% sur le trimestre (+2,9 pts vs T4 2024) »

Le taux est défini ici comme le « chiffre d'affaires commandé effectivement livré » : en valeur, et non en lignes.

Voir la source ↗

Ce que coûte un manquant

En plus de l'étude de 2002 citée plus haut (environ 40 % des ventes de l'article perdues) :

13

Article · Nielsen France, revue 100% Insight!, dossier de Daniel Ducrocq · 2016-07

Contrer les ruptures… en collaborant !

Ruptures en rayon de 6 % en 2015 (6 catégories, 6 enseignes). La perte sèche est d'environ 30 % des ventes de l'article manquant.

develop.nielsen.com ↗

14

Article · Sétra (ministère de l'Écologie), copie hébergée par le ministère des Transports du Québec · 2008-06

La logistique de la grande distribution : synthèse des connaissances

Le rapport reprend l'observatoire ECR France–IRI de 2007 : 9,5 % de ruptures en rayon (15 % le samedi après-midi). Le non-achat représente environ 35 % du chiffre d'affaires manquant. Source secondaire pour le chiffre ECR France.

bv.transports.gouv.qc.ca ↗

15

Article · Indicod-ECR (ECR Italia) · vers 2005-2006

OSA, Optimal Shelf Availability

Face à une rupture, 21 % des clients achètent ailleurs et 9 % n'achètent pas, soit environ 30 % de ventes perdues. Au troisième article manquant, deux clients sur trois quittent le magasin.

gs1it.org ↗

16

Article · Economie Matin (30 août 2022) et Econostrum (12 mars 2024) · 30 août 2022

Ruptures en rayon en 2022 (baromètre NielsenIQ repris par la presse)

Ruptures en rayon de 5,7 % en août 2022, en hausse de 1,6 point sur un an, dans un contexte de pénuries nationales. Reprises de presse : le baromètre d'origine n'est pas public.

econostrum.info ↗

Le chiffre d'affaires perdu : l'estimation

Calcul fait sur les factures du magasin, avec trois scénarios fondés sur les sources ci-dessus.

Scénario Norme de manquants Ventes perdues quand l'article manque CA perdu 2016-2025 dont 2022
Bas 4 % (Casino fin 2025) 30 % (Nielsen, Indicod-ECR) 358 000 € 70 000 €
Central 3 % (commission d'enquête 2019) 35 % (ECR France, Sétra) 484 000 € 89 000 €
Haut 1,5 % (niveau exigé des fournisseurs) 40 % (Gruen 2002) 669 000 € 115 000 €
  • Les lignes non livrées au-delà de la norme sont valorisées à la valeur moyenne d'une ligne livrée, au prix de vente conseillé imprimé sur les factures, puis on applique la part des ventes perdues.
  • Argent perdu par le magasin : à environ 22 % de marge, environ 107 000 € sur dix ans dans le scénario central (fourchette de 79 000 à 147 000 €).
  • Pourquoi « jusqu'à » : le calcul suppose que chaque manquant au-delà de la norme vide le rayon. Une partie est couverte par le stock du magasin, mais aucune étude ne permet de la chiffrer. Si la moitié seulement des manquants vide le rayon, la perte est divisée par deux.
  • Ce que l'estimation ne compte pas : les clients perdus pour de bon après des ruptures répétées (voir « Ce que fait le client quand le produit manque »). Aucune source ne permet de le chiffrer pour ce magasin.
  • Repère indépendant : le barème de préjudice du contrat Bricorama (25 % de la valeur d'achat non livrée) donne 262 000 € sur la même période.

Ce qui n'a pas pu être vérifié

  • Aucun taux de service publié entre l'entrepôt et ses magasins chez Carrefour, Intermarché, Système U, Auchan, Lidl, Franprix ou Monoprix, ni dans les études ECR, GS1 ou des cabinets de conseil.
  • La part des manquants entrepôt qui deviennent de vraies ruptures en rayon n'a été trouvée nulle part.
  • Le chiffre « 70 % à la 3e rupture » vient d'une étude privée jamais publiée, reprise par ECR Europe et par Gruen et al. (2002). Il mesure les clients qui ne prennent pas de produit de remplacement (ils renoncent, reportent ou vont ailleurs), pas un départ définitif du magasin.
  • L'étude NACS de 1999 (2,4 ruptures) n'a pas été retrouvée ; elle est citée d'après Gruen et al. (2002).
  • Le taux de départ définitif des clients reste peu documenté : Gruen et Corsten le notaient encore en 2008.
  • La recommandation CEPC n° 19-1 et la mise à jour 2023 des lignes directrices DGCCRF sont inaccessibles en direct ; la version 2022 des lignes directrices a été lue via archive.org.
  • Aucune source ne dit si le régime des pénalités logistiques s'applique entre une enseigne et ses franchisés.

Repères

  • Taux de service : la CEPC le définit comme le rapport entre ce qui est commandé et ce qui est livré. Il peut se compter en lignes, en unités ou en valeur, et ces mesures ne sont pas directement comparables.
  • Manquant entrepôt et rupture en rayon : le manquant est une ligne commandée mais non livrée, lue sur la facture. La rupture en rayon est un produit absent du rayon, mesurée par audit ou par les données de caisse.
  • 2022 : année de pénuries nationales (huile, moutarde, etc.). Une partie des manquants de cette année peut venir des fournisseurs de l'entrepôt.
  • Pénalités logistiques : sommes facturées par le distributeur à un fournisseur qui livre mal. Elles sont encadrées depuis 2021 (Egalim 2) et plafonnées depuis 2023 (loi Descrozaille).

Mises à jour

  • 5 octobre 2026 : création de la page.
  • 5 octobre 2026 (soir) : texte définitif du post ; ajout de la rubrique « Ce que fait le client quand le produit manque » et de la nouvelle vidéo (85 secondes, avec la slide « Rayon vide, client parti »).
  • 5 octobre 2026 (nuit) : vidéo ralentie de 30 % (2 min 02 s), avec une échelle d’avancée en bas et un repère à 4 % (Casino, fin 2025) sur le graphique des taux par an.

Pièces jointes

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